Si on m’avait dit un jour que j’irai passer un week-end à Durbuy dans le cadre d’un reportage pour mon blog, je ne l’aurais pas cru. Pourtant, c’est dans cette jolie cité médiévale que j’ai vécu un bien agréable séjour… Viens, je t’emmène…

Durbuy est une petite ville située aux portes du massif de l’Ardenne, à l’extrême nord de la province du Luxembourg belge. Avec un cœur historique absolument charmant, une nature environnante appréciable et une vaste infrastructure de loisirs, « la plus petite ville du monde » est devenue une des places fortes du tourisme en Wallonie.

Moi qui n’aime généralement pas la foule et « les touristes »,
j’étais sceptique quant à la qualité du séjour que j’allais y vivre.

Et bien je n’ai pas du tout été déçu…

Durbuy est souvent appelée « la plus petite ville du monde » et je me suis toujours demandé si c’était vrai…

Après quelques recherche j’ai pu apprendre que c’est le roi Jean de Bohème, comte de Luxembourg, qui en 1331 donna le statut de ville à la cité des bords de l’Ourthe. Il est vrai que la vieille ville de Durbuy ne compte aujourd’hui qu’environ 400 habitants, ce qui est fort peu. Néanmoins, la plus petite ville du monde est Hum en Croatie avec environ 30 habitants.

Cela n’empêche cependant pas à Durbuy d’être selon moi
une des plus belles villes de Belgique !

Pour la petite histoire, tu dois savoir qu’en étant originaire d’Ocquier, un village condruzien assez proche, je suis souvent passé par Durbuy. Cela a commencé quand j’étais petit : on allait parfois manger en terrasse ou manger une glace avec mes parents. Ou faire un mini-golf, tout au plus. Adolescent boutonneux, j’y descendais en VTT pour aller manger « une frite » avec les copains. En mode « Stranger Things », les monstres en moins. J’y allais même flirter en mobylette ! Puis est venu le temps de la sagesse où je me rendais dans la bourgade pour y découvrir de délicieux restaurants avec ma dulcinée…

Durbuy, c’est vraiment la ville de toutes les époques…
Ce petit séjour et ce bon dans le passé
m’ont carrément envoûté !

Où se garer ?

Si tu viens à Durbuy il faut que tu saches que les places de parking ne manquent pas mais elles sont payantes quasi partout. Certaines zones sont moins chères que d’autres, comme au Parc des Topiaires par exemple (5€/jour) où j’ai d’ailleurs laissé mon propre véhicule. Le meilleur plan reste cependant le parking Pré Georis qui est GRATUIT, mais un peu à l’écart (il faut marcher 1km).

J’ai cette-fois adoré me promener dans les petites ruelles pavées de pierre bleue, celle qu’on retrouve sur les murs des jolies maisons de caractère et qui est propre à cette région géologique qu’est la Calestienne.

Ces ruelles sont la plupart piétonnes, on s’y sent bien, on se laisse volontiers emmener dans les petites boutiques d’objets en tous genres, de vêtements, de décorations, de produits locaux…

Si tu es curieux(se), n’hésite pas à te promener et admirer certains bâtiments remarquable comme les couvents des Récollets et des Récollectines ou l’église Saint-Nicolas.

Et puis il y a le fameux château qui domine fièrement la ville
sur son éperon calcaire et qui appartient à la famille d’Ursel.

Promène-toi donc, profite sereinement des piétonniers, observe, écoute les gens parler, les langages se mélanger, fouine et ensuite ferme les yeux… Je te garanti un retour au Moyen-Âge le temps d’un instant.

Je te parlerais aussi bien volontiers des nombreux restaurants et des bars que tu peux trouver à chaque coin de rue, tous plus accueillants les uns que les autres, mais cela prendrait des heures à te raconter mes coups de cœur. Certes le statut touristique de la ville gonfle un peu les prix, mais la plupart des adresses valent franchement le détour !

BON PLAN : D’ailleurs si tu aimes les tapas et les cocktails, fonce t’installer sur une des tables en bois brut au cœur de la la ville, dans le magnifique jardin du 7 by Juliette. On y déguste une cuisine savoureuse et raffinée mêlant tapas, produits du terroirs, cocktails et autres plaisirs de bouche à partager (ou pas) dans un cadre à tomber !

Randonner à Durbuy

Je suis incroyable, je te parle déjà de nourriture alors que nous n’avons même pas encore été gambader ! C’est dommage car la région regorge d’itinéraires de randonnée de tous les styles et tous les niveaux.

Personnellement je suis allé faire un coucou au sympathique personnel de l’Office communal du Tourisme situé sur la Place aux Foires. Ils m’ont très bien conseillé et ils m’ont mis à disposition une carte de promenades balisées dans la région (7 €) et quelques fiches rando ultra pratiques et gratuites.

Mais tu peux aussi trouver ton bonheur sur le site www.randos.be qui recense les randonnées à faire sur la commune. Tu y trouveras les descriptifs des balades, les traces GPX, etc. Simple et efficace !

J’ai cette fois opté pour le traditionnel « chemin touristique » au départ même de Dyrbuy, assez populaire dans la région. En été, je te conseillerais plutôt un autre tracé qui s’enfonce davantage dans les bois et qui sera moins fréquenté, mais à la période pendant laquelle je l’ai testé (un vendredi matin de printemps), je n’ai croisé quasi personne sur ce chemin.

Cette promenade facile d’environs 10,5 km est réalisable en 3h30 en prenant son temps.
Il s’agit de la promenade n°20 de la carte des promenades. TRACE GPX

Je démarre ma randonnée en sortant de la vieille ville et en passant en bas de « l’Anticlinal » (je l’ai toujours appelé comme ça), un phénomène géologique assez impressionnant formé de couches de calcaires dolomitiques plissée à cause de la tectonique pendant des millions d’années…

L’Anticlinal (ou rocher d’Homalius et plus fréquemment la roche à la Falize)

Chose que je ne savais pas avant d’écrire cet article : à cet endroit passait l’Ourthe. En fait, tout le centre a jadis été construit à la place d’un ancien méandre de la fameuse rivière de mon enfance.

Connu des locaux, je te conseille d’emprunter un petit sentier assez raide qui mène au sommet de cet anticlinal et qui te permettra de profiter d’une vue imprenable sur la cité et sur la vallée de L’Ourthe. Sois cependant vigilant et ne t’approche pas du bord, surtout par temps humide.

Elle n’est pas belle la vie vue ?

Je rejoins ensuite le tracé en m’approchant du sentier près de l’eau qui devient rapidement un chemin bétonné qui est en fait un chemin du Réseau Autonome des Voies Lentes (RAVeL) et qui fait partie des 1.430 km de chemins réservés aux piétons, cyclistes, cavaliers, personnes à mobilité réduite en Wallonie ! On m’avait prévenu, le sentier est très facile d’accès au début et cela ne me dérange pas. Je fais le chemin dans le sens horloger, contrairement à la trace GPX que j’ai téléchargée sur mon smartphone.

Le cadre devient champêtre à souhait, avec comme son d’ambiance les clapotis de l’Ourthe qui coule juste à côté.

En quelques minutes de marche, c’est la nature qui s’offre à moi.

Comme je te le disais, je n’ai croisé personne, ou presque. Un couple de randonneurs, quelques kayaks et beaucoup de canards…

Les kayakistes me font d’ailleurs presque regretter de ne pas avoir emporté mon packraft pour me laisser glisser sur l’eau. Ce sera pour une prochaine fois. Cela me réconforte d’ailleurs dans l’idée de parcourir cette rivière depuis ses origines orientales dans son entièreté en packraft ! Une microaventure dont je te parlerai probablement plus tard 😉

Très vite, je passe sous un rocher exploité comme site d’escalade. Je me tâte à aller l’explorer par les côtés mais la raison me rappelle que je n’ai pas renouvelé mon affiliation au Club Alpin Belge, ce qui m’interdit son accès. Dommage.

Là tu vois, on est à peine à 800 mètres du centre de Durbuy…

Le chemin continue de se dérouler entre l’Ourthe et les champs… Il n’y a pas un bruit, ou seulement celui des oiseaux et des feuilles dansant au vent. C’est fou, j’ai habité toute ma jeunesse à quelques kilomètres et je n’avais jamais mis les pieds ici. Je suis complètement « dépaysé » et j’adore ça.

Encore une fois, il n’y a pas besoin d’aller loin pour voir de belles choses…

Il est passé midi, j’ai faim, encore. Je m’arrête sur un des nombreux bancs posés au bord du sentier et j’en profite pour déguster des produits locaux achetés le matin même dans le centre de Durbuy.

C’est à la réputée boucherie Bodson que j’ai dégoté du fromage à la ciboulette de la Chèvrerie d’Ozo (qui est un de mes préférées), une pipe d’Ardenne, la bière Durbuy Z (brassée à la Brasserie de la Lienne d’une recette de Philippe Bartholomé et Olivier Senger) et du pain. On peut dire qu’ils sont polyvalents chez Bodson !

Je traverse ensuite une passerelle au dessus de l’eau et je continue ma promenade pour arriver à Barvaux-sur-Ourthe où je ne traîne pas. Je retraverse une nouvelle passerelle au dessus de l’eau pour ensuite remonter par une rue et quitter la cohue citadine. Je rejoins le GR57 que je connais très bien pour arriver sur le sommet et profiter d’une magnifique vue sur les alpages, que dis-je, sur les prairies de Warre et de Tohogne.

Elle est belle cette région…

J’arrive ensuite sur les hauteurs de Durbuy et donc à mon point de départ qui est le sommet de l’anticlinal que je découvrais 3 heures plus tôt… Il ne me reste qu’à descendre par un petit sentier caché dans les arbres que personne ne connaît pour arriver au pied de la formation rocheuse, sur le parking !

Et voilà, je viens de boucler la dizaine de kilomètres en appréciant beaucoup cette itinéraire. Bien que souvent bétonné, j’ai évolué dans un cadre enchanteur et j’ai été séduit par des paysages naturels qui apparaissent directement en sortant du centre-ville. Je recommande !

Où séjourner à Durbuy ?

Comme je te le disais, les bonnes adresses ne maquent pas ici. Mais c’est à l’Hôtel Restaurant Le Victoria que je suis allé m’installer.

Cet établissement réputé dans la région appartient à la famille Caerdinael qui propose d’autres belles adresses dans la ville. Il se situe en plein centre historique de Durbuy, dans les dédales de ruelles pavées.

Je m’installe dans une « grande chambre luxe » qui porte parfaitement bien son nom. Je tombe directement sous le charme…

Le style rustique/contemporain allie parfaitement la douceur du bois ancien
avec les matériaux nouveaux, le tout dans des tons délicatement assortis.

Florence me rejoint le soir après une journée de travail et nous allons dîner au restaurant de l’hôtel. L’ambiance est chaleureuse et la décoration sobre et moderne à la fois.

Nous bénéficions de la formule « Soirée évasion » qui comprend : le menu 4 services, la nuitée en grande chambre luxe, le petit déjeuner buffet.

Prix pour 2 personnes : 244 €

N.B. : L’établissement propose aussi une « formule randonnée » avec un forfait comprenant le menu 4 services, la nuitée, le petit déjeuner buffet, un lunch packet du terroir et une carte pour votre randonnée !

Au menu nous prenons en entrée du thon avec sésame, soja, wasabi, salade algues edamame pour enchaîner avec un demi-homard grillé (+5,00 €), risotto de quinoa et asperges. Ça te donne envie ? c’est normal…

Les plats servis sont parfaitement maîtrisés et les saveurs sont d’une finesse remarquable.

On Mange vraiment très bien !

Conclusion

Je n’avais jamais passé un séjour ni même une nuit à Durbuy (sauf à la boite « La cave » quand j’étais ado) et je peux dire que j’ai passé d’agréables moments. L’ambiance de la ville est sereine et même si cela reste un endroit touristique, c’est un lieu qui se laisse vivre tranquillement.

Si on ajoute à cela un vaste choix de randonnées dans une nature proche, une belle adresse où déguster un délicieux repas et passer une nuit confortable, on obtient la recette parfaite pour un week-end réussi !

Durbuy, attends-toi à me revoir une prochaine fois pour un nouveau séjour de ce genre… car ça fait vraiment du bien !


Cet article est le fruit d’un séjour invité par la Maison Caerdinael coordonné par l’Office communal du Tourisme. Je les remercie pour leur accueil et surtout leur confiance. Mes propos restent cependant (et comme toujours) libres et honnêtes.