Si tu cherches des activités à faire cet été en montagne, dans une vallée pleine de surprises, direction la Vallée des Bellevilles, en Savoie. Ici, randonnées et balades à vélo se déclinent dans tous les sens, entre itinéraires accessibles et parcours plus engagés. La vallée offre aussi de belles adresses, entre terroir et hébergements bien intégrés. On retrouve Les Menuires comme porte d’entrée vers un territoire plus large, entre villages authentiques comme Saint-Martin-de-Belleville et accès rapide à la haute montagne avec Val Thorens. De quoi varier les expériences sans jamais tourner en rond !
On commence avec Les Menuires qui se situe en Savoie, au cœur de la vallée des Belleville, dans les Alpes françaises. La station est installée à environ 1850 mètres d’altitude et fait partie du vaste territoire des 3 Vallées. L’été, cet ensemble devient un terrain d’exploration particulièrement intéressant, entre alpages ouverts, sentiers d’altitude et accès rapide à des environnements plus minéraux.

La vallée s’organise aussi autour de plusieurs pôles complémentaires. En contrebas, Saint-Martin-de-Belleville incarne l’âme traditionnelle du territoire, avec ses ruelles en pierre, ses hameaux et une vie locale encore bien présente.



À l’opposé, en altitude, Val Thorens ouvre les portes de la haute montagne, avec des paysages plus bruts et la possibilité d’approcher les glaciers et les sommets.

Comment s’y rendre ?
En voiture, il faut rejoindre la vallée de la Tarentaise via Albertville, puis remonter en direction de Moûtiers avant d’emprunter la route de la vallée des Belleville jusqu’aux Menuires. Compter environ 2h30 depuis Lyon et un peu plus de 6h depuis Bruxelles, selon les conditions.
La gare la plus proche est celle de Moûtiers, desservie par des TGV directs depuis Paris, notamment en saison. Depuis la Belgique, il est possible de rejoindre Paris ou Lyon en train, puis de poursuivre jusqu’à Moûtiers. Une fois sur place, des navettes régulières permettent de monter facilement jusqu’aux Menuires et aux autres stations de la vallée.

1. Randonner dans des paysages alpins somptueux.
Chaussures de randonnée aux pieds, gourde remplie et protection solaire en poche, il ne reste plus qu’à prendre le départ et laisser le rythme de la montagne s’installer, parfois accompagné du sifflement discret des marmottes.

Avec plus de 70 itinéraires qui traversent la vallée, les possibilités sont nombreuses. Il suffit de consulter la carte des randonnées et de choisir parmi une sélection de parcours variés, adaptés à tous les niveaux, pour découvrir quelques-unes des plus belles balades du territoire.



Boucle de Roche Jaille :
une immersion en altitude face
Tracé GPX ici
Depuis le Plan de l’Eau (Les Bruyères), l’itinéraire débute en douceur jusqu’au refuge du lac du Lou, avant de quitter progressivement les sentiers les plus fréquentés. La montée s’intensifie en direction du lac de Pierre Blanche, puis du col du même nom, perché à 2824 mètres. Là-haut, le décor bascule : un univers minéral, ouvert, dominé par le Grand Perron des Encombres.
La suite se déroule sur une arête large et accessible, où l’on progresse de cairn en cairn, avec une sensation constante d’espace et d’altitude. Le parcours reste techniquement simple, mais demande de l’endurance et de l’attention. Après le col de Montfiot, la descente ramène progressivement vers le lac du Lou, puis le point de départ, en retrouvant des paysages plus doux.

Distance : boucle de 14,7 km,
Durée : Environ 7h,
+1020 m de dénivelé.
Une randonnée longue et engagée physiquement, mais sans difficulté technique, qui offre une vraie traversée d’ambiances, entre alpages, haute montagne et crêtes panoramiques.

2. Explorer la vallée à VTT ou E-Bike.
L’été, la vallée des Belleville devient un véritable terrain de jeu pour les amateurs de vélo. Aux Menuires, le VTT et le E-bike permettent d’explorer le territoire autrement, en couvrant plus de distance tout en profitant pleinement des paysages.

Le domaine propose un large choix d’itinéraires, entre pistes aménagées et parcours enduro avec le Bike Park, boucles en alpages et liaisons entre les différentes stations de la vallée. Grâce aux remontées mécaniques ouvertes en été, il est facile de prendre de la hauteur et d’accéder rapidement aux plus beaux panoramas avant de se laisser glisser vers la vallée.
Le plan des pistes VTT et ENDURO ici


Pour ceux qui souhaitent une approche plus douce ou explorer sur de plus longues distances, le VTT électrique est une excellente option. Il permet de rejoindre facilement des cols d’altitude, de relier Les Menuires à Saint-Martin-de-Belleville ou Val Thorens, et de varier les itinéraires sans trop de contrainte. J’ai loué le mien chez Intersport Pure Valley.

Accessible à tous les niveaux, bien équipé et structuré, le domaine offre donc une grande liberté de pratique. Que ce soit pour une descente ludique, une sortie sportive ou une balade contemplative, le vélo s’impose ici comme l’un des meilleurs moyens de découvrir la vallée.

BON PLAN : En été, avec le « Passeport ascensionnel« , il est possible bénéficier de réductions sur plus de 50 activités sportives et culturelles dans la Vallée des Belleville, ainsi que sur les remontées mécaniques.
Et comme je te le disais, on peut aussi profiter de navettes gratuites qui relient les quartiers des Menuires et les 3 stations de la vallée (Saint-Martin-de-Belleville, Les Menuires, Val Thorens).
Elle n’est pas belle la vie ?

3. Faire une randonnée glaciaire
À quelques minutes des Menuires, Val Thorens ouvre l’accès à un environnement de haute montagne, plus brut, plus minéral. Ici, les repères changent : la végétation disparaît, les reliefs se durcissent, et le terrain devient instable.

La randonnée glaciaire, généralement organisée sur des secteurs accessibles pour une première expérience, comme le glacier de Péclet, et se fait obligatoirement avec un guide. L’expérience commence avant même de marcher : équipement, consignes, adaptation au terrain. Puis viennent les premiers pas sur la glace. Les crampons accrochent, le rythme ralentit, chaque appui devient réfléchi.



On avance dans un univers froid, parfois silencieux, ponctué de crevasses, de zones plus fragiles, de variations de texture sous les pieds. Rien n’est figé ici. Le glacier vit, bouge, fond. C’est ce qui rend l’expérience à la fois accessible et marquante. Physiquement, l’effort reste modéré, mais l’attention est constante. On n’est pas dans une randonnée classique. On est dans une approche, une initiation à un milieu qui impose ses règles… J’adore ce genre d’activité !

Et il y a une réalité qu’on ne peut pas ignorer : ces glaciers reculent. Ce que tu observes aujourd’hui (les volumes, les formes, les accès), évolue rapidement. L’expérience prend alors une autre dimension… Elle ne se limite plus à une simple activité, elle devient une manière de comprendre concrètement ce qu’est la haute montagne aujourd’hui.



Infos et réservations :
– La Maison des Guides et de La Montagne
03306 63 81 53 41 / contact@ski-tour-guide.com / ski-tour-guide.com
– Le Bureau des Guides des Belleville
00334 69 96 55 15 / guides-belleville.com

4. Découvrir la gastronomie savoyarde
Chez Pépé Nicolas : On commence en force… Car ici c’est plus qu’un restaurant. C’est un lieu complet, posé à environ 2000 mètres d’altitude entre Les Menuires et Val Thorens. À la base, une ferme d’alpage familiale, toujours en activité, avec production sur place.

Ici, tout part du terrain : les animaux, le jardin en permaculture, les produits locaux. La cuisine suit cette logique. Elle est à la fois ancrée dans la tradition savoyarde et légèrement modernisée, avec une vraie attention portée aux produits. Ce qui marque surtout, c’est l’ensemble : la vue, l’ambiance, la dynamique, la cohérence du lieu. J’ai vraiment adoré cet endroit !



Le Corbeleys, un ancien chalet d’alpage transformé en restaurant, tenu par la même famille depuis des décennies.

Ici, si on doit résumer, c’est l’authenticité pure. L’ambiance est simple et chaleureuse. À l’intérieur, du bois, des photos de famille, une vraie sensation de continuité. À l’extérieur, une vue dégagée sur les montagnes. Dans l’assiette, on reste sur des recettes traditionnelles, issues directement du patrimoine local : plats savoyards, cuisine généreuse, sans chercher à réinventer quoi que ce soit. Ici, on vient pour manger vrai, dans un cadre qui l’est tout autant.



Au Torè, pour une approche différente, plus contemporaine. L’ambiance est plus moderne, plus soignée mais avec cette touche « à la Belge » qui nous caractérise.

C’est avant tout cool et bien travaillé, tout en restant dans l’esprit montagne. La cuisine s’oriente vers une bistronomie alpine et une carte qui sort légèrement des classiques, tout en restant accessible. C’est l’adresse à choisir si tu veux varier, sortir de la pure tradition savoyarde, tout en restant dans un cadre sympa et cohérent avec la destination.




5. Dormir dans des lieux uniques
Lors de ce séjour, nous avons d’abord logé au Higalik Hotel, un établissement 4 étoiles récent qui mise sur un confort moderne dans une ambiance montagnarde soignée. L’atmosphère est chaleureuse, avec beaucoup de bois et des espaces bien pensés, notamment dans les chambres, spacieuses et adaptées aussi bien aux couples qu’aux familles.

Après une journée dehors, l’espace bien-être fait vraiment plaisir : piscine intérieure avec vue, sauna, hammam… tout est là pour récupérer dans de bonnes conditions. L’emplacement, à l’entrée des Menuires, permet aussi de rejoindre facilement les activités et de rayonner dans la vallée.




On termine cet article avec une pépite…
Il est aussi possible de passer la nuit perché au-dessus de Saint-Martin-de-Belleville, dans le refuge du Danchet qu’on appelle aussi Le Trait d’Union. Ce havre de paix proposé par la touchante Vivianne se situe autour de 1725 mètres d’altitude, en retrait du tumulte de la station.



L’accès est simple mais déjà révélateur : soit à pied (environ 45 minutes depuis Saint-Marcel ou 2h depuis Les Menuires), soit via la télécabine de Saint-Martin suivie d’une courte marche. Ce n’est pas isolé au sens extrême, mais suffisamment en retrait pour créer une vraie coupure.

Le lieu est à mi-chemin entre refuge et chalet intimiste. Petite capacité (trois chambres), ambiance soignée, et une approche presque confidentielle du séjour. On est loin du refuge collectif classique : ici, tout est pensé pour ralentir.



La soirée s’organise simplement : un dîner savoyard à base de produits locaux, une ambiance chaleureuse, souvent autour du feu. Puis vient le moment de sortir prendre l’air, profiter du silence, parfois s’immerger dans un bain nordique face à la vallée. Ce refuge ne cherche pas à impressionner. Il propose autre chose : une parenthèse simple, presque suspendue, où l’on vient autant pour dormir que pour se déconnecter réellement.

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Merci à Estelle de l’Office de Tourisme des Menuires, pour sa confiance et la préparation de ce reportage,
qui m’a permis de découvrir une région particulièrement riche.
Merci également à HIGHERAGENCY pour la mise en relation !





















