Il est temps que je te parle de ce road trip que j’ai réalisé cet été au Kirghizistan avec Travelbase et son concept Kyrgyzsistan Nomads. Dix jours de liberté entre montagnes, steppes, lacs d’altitude, pistes isolées et nuits en yourte. Une aventure en 4×4 à travers l’un des pays les plus sauvages d’Asie centrale. Et tu sais quoi ? ce road trip fait partie de ceux que je n’oublierai pas !

Parfois on prépare un voyage pendant des semaines, voir des mois. On trace des itinéraires, on compare quinze hébergements, on cherche une voiture, on passe ses soirées à lire des forums et, à force de vouloir tout anticiper, on commence presque à voyager avant d’être parti. Et puis il y a les périodes où l’on n’a tout simplement plus le temps de faire tout ça…

Et c’était clairement mon cas lorsque je suis parti cet été au Kirghizistan avec Kyrgyzstan Nomads, l’un des concepts développés par Travelbase. Sur papier, ça avait vraiment l’air cool. Dix jours en Asie centrale, un 4×4, une boucle à travers le pays, des hôtels, des guesthouses, des nuits en yourte et surtout ce concept que j’apprécie et que j’ai déjà testé plusieurs fois : toute la logistique est organisée, mais une fois sur la route, on reste libre.

Je collabore en effet avec Travelbase depuis plusieurs années maintenant et, jusqu’ici, je n’ai jamais été déçu par leurs formules. Leur force n’est pas de vous prendre par la main du matin au soir. C’est plutôt de supprimer toute la partie pénible de l’organisation pour ne conserver que celle qui m’intéresse vraiment : partir, rouler, m’arrêter, marcher, photographier et découvrir. Et au Kirghizistan, tu vas voir qu’il y avait de quoi faire…

Kyrgyzstan Nomads,
c’est quoi exactement ?

Le principe est simple : Travelbase nous a préparé une boucle de dix jours à travers le Kirghizistan, pensée principalement pour deux à quatre personnes. Les hébergements sont réservés à l’avance, le véhicule t’attend tout beau tout propre dès ton arrivée dans la capitale, l’itinéraire est établi et toutes les informations nécessaires sont regroupées dans un roadbook et une application avec carte interactive. Simple et efficace.

Il ne s’agit pas d’un voyage de groupe : personne ne t’attend chaque matin avec un petit drapeau devant l’hôtel pour démarrer. Il y a d’autres participants la même semaine que toi, mais tu voyages à ton rythme… Et c’est justement tout l’intérêt ! Les étapes du soir sont fixées et les participants s’y retrouvent, mais les journées restent suffisamment libres pour être seuls, choisir ses arrêts, ou décider de consacrer davantage de temps à un endroit ou sur une rando conseillée dans l’app et/ou le roadbook papier.

Travelbase fournit également une assistance avant le départ et sur place en cas de problème. Par exemple : j’ai cassé mon rétroviseur en croisant un autre véhicule qui roulait au milieu de la route, j’ai directement été pris en charge à distance par l’organisation afin de trouver une solution rapide, idem pour un autre groupe avec un pneu crevé. C’est plutôt rassurant !

C’est donc une formule que je trouve particulièrement bien équilibrée.
On bénéficie en fait de la tranquillité d’un voyage organisé
sans avoir constamment l’impression de participer à un truc all-in sans âme.

Travelbase met à disposition un Subaru Forester 4X4 automatique, un véhicule parfaitement cohérent avec ce genre de voyage. Parce qu’au Kirghizistan, le mot « route » peut rapidement prendre plusieurs significations. Il y a de l’asphalte, évidemment (d’ailleurs nous avons rencontré pas mal de traveaux cet été sur la route, ils rénovent tout), mais également des pistes, des passages plus chaotiques et de longues portions où l’on comprend assez vite l’intérêt d’avoir quatre roues motrices…

J’ai particulièrement apprécié l’application fournie par Travelbase. L’itinéraire, les points d’intérêt et les informations utiles y sont regroupés et, avec CarPlay, son utilisation devient extrêmement simple. On ne passe pas son voyage à se demander si l’on a raté une bifurcation ou à jongler entre trois applications différentes. Le roadbook complète le tout avec des explications plus détaillées et des suggestions d’arrêts (points de vue, cascades, restaurants, stations service, magasins, etc.) . Et après quelques heures, une mécanique assez agréable s’installe : charger les sacs dans la voiture, ouvrir la carte et reprendre la route !

Une traversée du Kirghizistan
sans tout vous dévoiler

Je pourrais détailler chaque journée, chaque canyon et chaque détour… Mais ce serait mal me connaître et surtout, ce serait probablement la meilleure manière de te spoiler le voyage. Je préfère donc te laisser simplement entrevoir la boucle réalisée…

Depuis Bichkek, on quitte progressivement la ville pour entrer dans les montagnes. La route prend de l’altitude, franchit notamment le col de Too-Ashuu à plus de 3000 mètres, puis plonge vers les vallées et le petit village de Kyzyl-Oi.

Quelques centaines de kilomètres plus loin arrive l’une des images que je garderai longtemps en tête : Song-Kul. Le lac se trouve à environ 3000 mètres d’altitude, posé au milieu d’un immense paysage de montagnes et de pâturages. Ici, on dort en yourte. La lumière descend lentement sur la steppe, les reliefs changent de couleur et l’horizon reprend soudain des proportions auxquelles nous ne sommes plus habitués en Europe.

La route rejoint ensuite l’immense lac Issyk-Kul, puis Cholpon-Ata et Karakol, porte d’entrée vers certains des paysages de montagne les plus impressionnants du pays.

Plus au sud, le décor change encore : les formations rouges de Jeti-Ögüz, les cascades de Barskoon, puis les reliefs presque irréels du canyon de Skazka avant de rejoindre Bokonbayevo. Le retour vers Bichkek passe ensuite notamment par la vallée de Chon-Kemin et plusieurs canyons.

Sur une dizaine de jours,
le pays donne parfois l’impression
d’en contenir plusieurs !
C’est complêtement dingue…

Des hauts plateaux nus. Des vallées couvertes d’herbe. Des sommets enneigés. Des canyons rouges. D’immenses lacs. Des villages. Des chevaux. Puis, parfois, plus rien pendant des kilomètres. Et c’est précisément ce vide que j’adore !

Dormir en yourte,
mais pas que…

L’autre intérêt de la formule est la variété des hébergements. Les neuf nuitées alternent entre hôtels, guesthouses et camps de yourtes. On passe trois nuits en camp de yourtes. Les petits-déjeuners sont inclus chaque matin, ainsi que cinq dîners et un déjeuner, essentiellement dans les endroits les plus isolés où les possibilités de restauration sont limitées.

Cela permet aussi d’éviter le côté artificiel que pourrait avoir un voyage uniquement constitué d’hôtels standardisés. On passe d’un hébergement confortable en ville à une guesthouse familiale, puis quelques jours plus tard à une yourte au milieu de nulle part. J’adore !

Dans certains camps, les sanitaires sont communs et le niveau de confort n’est pas celui d’un hôtel quatre étoiles. Mais venir jusqu’au Kirghizistan pour réclamer le même confort qu’à Bruxelles ou à Paris n’aurait selon moi pas beaucoup de sens… À Song-Kul, par exemple, les yourtes disposent d’un poêle et le camp fonctionne notamment avec de l’électricité solaire.

Monter à cheval
dans les steppes kirghizes

Parmi les expériences proposées pendant le road trip, la balade à cheval autour du lac Song-Kul fait partie de celles que j’ai le plus appréciées. Ici, le cheval n’est pas un simple loisir touristique : il fait encore pleinement partie du quotidien et de la culture nomade.

Pendant 2 heures, on quitte la voiture et les pistes pour avancer lentement à travers les grandes prairies d’altitude, avec le lac en toile de fond et les montagnes tout autour. J’ai aimé ce changement de rythme : après plusieurs jours sur la route, se retrouver au pas, dans le silence, à observer simplement le paysage défiler, apporte quelque chose de très différent. Pas besoin d’être cavalier expérimenté pour en profiter : le rythme est tranquille et, au fond, l’intérêt est surtout là, dans cette manière beaucoup plus simple et plus lente de découvrir le Kirghizistan…

Démonstatrion de chasse à l’aigle

Autre expérience marquante du voyage : assister à une démonstration traditionnelle de chasse à l’aigle. Cette pratique ancestrale, encore profondément liée à la culture nomade kirghize, repose sur une relation impressionnante entre le maître aiglier, et son aigle royal. La démonstration permet de comprendre comment l’oiseau est entraîné, appelé et lancé à la poursuite d’une proie factice (aucun animal vivant n’est chassé pendant l’activité).

J’ai trouvé ce moment assez fascinant, surtout lorsqu’on réalise la puissance de l’animal une fois qu’il déploie ses ailes à quelques mètres de soi. Au-delà du côté spectaculaire, c’est surtout une petite fenêtre ouverte sur une tradition transmise depuis des générations et qui fait encore partie du patrimoine culturel du pays. La fauconnerie kirghize est d’ailleurs reconnue par l’UNESCO dans le cadre de la « fauconnerie, patrimoine humain vivant ».

Et puis il y a les Kirghizes

Un paysage peut justifier un voyage tandis que les gens déterminent souvent le souvenir qu’on en garde… J’ai trouvé l’accueil au Kirghizistan particulièrement simple et chaleureux. Pas dans une mise en scène destinée aux touristes. Quelque chose de beaucoup plus naturel…

Même lorsque la langue crée une distance, les rapports restent faciles. Dans les guesthouses et les camps de yourtes, on découvre aussi le pays autrement : par la nourriture, les habitudes, le rythme des familles et cette culture nomade qui reste extrêmement présente dès que l’on quitte les villes.

Travelbase construit d’ailleurs une partie du parcours autour de ces hébergements et rencontres locales plutôt que d’envoyer systématiquement les voyageurs dans de grosses structures touristiques. C’est probablement l’une des choses que je retiens le plus du voyage : malgré l’immensité des paysages, le Kirghizistan ne m’a jamais paru froid.

Le grand avantage :
ne (presque) rien devoir organiser

Tu l’auras compris, c’est là que Kyrgyzstan Nomads prend tout son sens. Préparer soi-même un road trip de ce type n’est évidemment pas impossible. On peut louer son véhicule, rechercher chaque guesthouse, réserver les camps de yourtes et construire son itinéraire. Mais il faut y consacrer du temps…

Ici, en arrivant, l’essentiel est déjà réglé : la voiture, les nuits, le tracé général, une partie des repas, les informations pratiques et la navigation. Pour moi qui manque actuellement de temps pour préparer mes voyages comme je le faisais autrefois, c’est devenu un vrai luxe. Pas celui d’un hôtel cinq étoiles. Celui de ne pas devoir passer quinze soirées devant un ordinateur avant de partir.

Et contrairement à certaines formules organisées, je ne me suis jamais senti enfermé dans un programme. Les hébergements imposent évidemment une destination à atteindre le soir, mais entre deux étapes, le temps reste le tiens. C’est selon moi le vrai point fort du concept. J’ai ressenti le voyage comme une aventure autonome : les routes et logements sont préparés, mais chaque équipage voyage indépendamment.

Combien coûte Kyrgyzstan Nomads ?

Pour la saison 2026, le prix de base est de 995 € par personne, hors vols, sur la base de deux personnes partageant une voiture. Ce tarif comprend notamment le 4×4, neuf nuitées avec petit-déjeuner, cinq dîners, un déjeuner, le roadbook, l’application avec carte interactive ainsi que l’assistance avant et pendant le voyage.

Les vols pouvaient être réservés via Travelbase depuis Bruxelles à partir d’environ 600 € par personne, hors bagage en soute. Il faut également prévoir certains frais sur place : comme le carburant à environ 160 € par véhicule pour l’ensemble du road trip, auxquels s’ajoutent les repas non inclus, certaines entrées, les parkings et les dépenses personnelles.

Comme tu l’as vu, plusieurs activités peuvent également être ajoutées au programme, comme une sortie à cheval autour de Song-Kul, une démonstration traditionnelle avec un aigle ou du rafting. Elles ne sont pas indispensables pour profiter du voyage, mais elles permettent de pousser l’expérience un peu plus loin.

Les préinscriptions pour l’édition 2027 sont ouvertes.
Le tarif définitif 2027 n’est pas encore publié au moment où j’écris ces lignes.
Plus d’infos ici

À qui conseillerais-je ce voyage ?

Il ne s’agit donc pas ici d’un séjour où l’on reste dix jours au bord d’une piscine. Certaines étapes comportent plusieurs heures de route. On roule parfois sur des pistes. On atteint 3000 mètres d’altitude. Il peut faire chaud dans les vallées et froid quelques heures plus tard sur les hauts plateaux. Et une nuit en yourte reste une nuit en yourte, avec le confort qui va avec.

Si ta priorité absolue est le confort ou si tu détestes conduire, tu peux passer ton chemin. En revanche, si tu aimes l’aventure, les road trips, les grands espaces et cette sensation de pouvoir vous arrêter simplement parce qu’une piste, une vallée ou une lumière t’intrigue, la formule prend tout son sens !

La vidéo

Mon avis

En toute honnêteté, avec mon pote Sam ( qui a d’ailleurs réalisé la vidéo via l’agence https://upartner.agency/), nous sommes tout simplement rentrés de ce voyage avec la sensation d’avoir découvert l’un des plus beaux pays qu’on ait parcourus ces dernières années !

Pas uniquement parce que les paysages sont spectaculaires et diversifiés. Mais parce qu’au fil des kilomètres, quelque chose se passe. Les grosses villes disparaissent, le réseau aussi, parfois. Les montagnes remplissent l’horizon. J’adore cette sentation de quitter la civilisation le temps d’une journée au milieu de nulle part. Les chevaux remplacent les voitures. Et l’on finit, malgré la route à suivre, par arrêter de vouloir absolument atteindre quelque chose pour simplement regarder ce qui se trouve devant nous et kiffer…

J’avais choisi cette formule parce que je manquais de temps pour organiser un voyage complexe. Je craignais peut-être qu’en échange de cette facilité, je perde une partie de la liberté que j’aime lorsque je voyage. Cela n’a pas été le cas. Tout était organisé là où j’avais besoin que cela le soit, et suffisamment ouvert là où je voulais rester libre et tout a fonctionné comme prévu.

Il ne restait finalement qu’une seule chose à faire chaque matin.
Monter dans le 4×4 et profiter…


Voyage offert. Reportage réalisé en collaboration avec Travelbase.
Mes propos restent cependant (et comme toujours) libres et sincères.

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Maxime
Je suis Maxime, l'âme vagabonde derrière les récits de « Trekking et Voyage », une oasis pour les amoureux de randonnée, les assoiffés de voyages plus ou moins lointains et les fervents adeptes du plein air. J'ai toujours été passionné des immensités sauvages, des murmures de la nature et des aventures qui transforment l'âme. Tout en étant un épicurien qui savoure la vie à pleines dents, je te partage ici mes récits et mes coups de cœur. L'idée d'être une source d'inspiration et de partage d'expériences me plait, surtout quand les mots sont choisis pour leur vérité et leur utilité. Bonne lecture ! "Happiness is only real when shared" (Christopher J. McCandless dit « Alexander Supertramp »)  

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