Je vais vous parler aujourd’hui d’une marque avec laquelle je marche depuis des années : Salomon. J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article, non pas parce que je doute de ce que je pense de leurs chaussures, mais parce qu’internet déborde déjà de tests techniques, de comparatifs et de vidéos sponsorisées. Mais pour moi, une bonne chaussure ne se résume pas à un amorti, un poids ou une semelle. Une bonne chaussure, c’est celle qu’on finit par oublier pendant l’effort. Celle qu’on enfile sans réfléchir quand le terrain devient mauvais, quand la pluie arrive ou quand on sait qu’on va passer huit heures dehors. Et depuis des années maintenant, que ce soit en rando ou en courant, cette chaussure-là, pour moi, c’est quasi chaque fois une Salomon…
N.B. : Ce n’est pas un article de placement de produit, même si je comprends qu’il puisse en donner l’impression. J’ai simplement voulu raconter mon expérience et expliquer pourquoi, après toutes ces années, j’aime toujours autant randonner avec des Salomon. Je ne dis pas que c’est la meilleure marque ni qu’elle conviendra à tout le monde. Le choix d’une chaussure dépend aussi du terrain, des usages et surtout du pied de chacun. Cet article reflète donc uniquement mon ressenti et mon expérience personnelle sur le terrain.
Une marque née dans les Alpes françaises
Salomon est née en 1947 à Annecy, au cœur des Alpes françaises, dans cette ville où la montagne fait partie du quotidien. À l’époque, Georges Salomon travaille avec son père François dans un modeste atelier familial qui fabrique des lames de scies à bois et des carres métalliques pour skis. Rien ne laisse encore imaginer que cette petite structure deviendra quelques décennies plus tard une référence mondiale de l’outdoor. Mais très vite, Georges Salomon se distingue par une obsession : améliorer le matériel existant. Pas pour le rendre « plus vendeur », mais simplement plus efficace et plus sûr sur le terrain. Dans les années 1950, la marque révolutionne déjà le monde du ski avec ses premières fixations de sécurité capables de remplacer les anciennes lanières de cuir utilisées jusque-là. En 1972, Salomon devient même le plus grand fabricant mondial de fixations de ski.
Et je pense que c’est précisément là
que l’ADN de la marque s’est construit.
Parce qu’une entreprise née au milieu des Alpes ne développe pas ses produits comme une simple marque de mode. On sait qu’en montagne, les produits doivent fonctionner dans le froid, la pente, l’humidité, la roche, la neige et les longues journées dehors. L’approche est presque utilitaire : accroche, précision, stabilité, sécurité. Le style vient après. Quand on regarde l’histoire de la marque, on comprend aussi pourquoi l’innovation est devenue presque une habitude chez eux. Cette culture de la recherche et du développement existe encore aujourd’hui à Annecy, où une grande partie des produits est toujours pensée et développée au pied des Alpes.
Ce qui me fascine le plus est ce que j’inventerai demain.
Georges Salomon

Et honnêtement, je crois que cela se ressent quand on marche avec leurs chaussures. Il y a souvent cette sensation difficile à expliquer de précision, de contrôle et de confiance dans les appuis. Comme si les produits avaient réellement été pensés par des gens qui passent du temps dehors. Cela doit probablement exister ailleurs, mais je n’ai pas tout testé.
La précision avant tout
En tout cas quand je parle de Salomon avec d’autres pratiquants, qu’il s’agisse de randonneurs, de trailers ou même de guides, il y a un mot qui revient très souvent : la précision. C’est probablement l’un des éléments qui distingue le plus la marque depuis des années. Là où certaines chaussures misent avant tout sur un amorti très souple ou un confort immédiat, Salomon semble avoir trouvé un équilibre particulièrement intéressant entre maintien, précision et confort longue durée.

On sent que la chaussure accompagne le mouvement tout en gardant un excellent niveau de confort, même après de longues heures de marche. Cette sensation vient en partie de plusieurs technologies développées par la marque au fil des années. On peut citer le système SENSIFIT™, par exemple, qui enveloppe le pied de manière très précise, le QUICKLACE™ qui permet un serrage homogène, rapide et fiable. Mais réduire Salomon uniquement à la précision serait injuste. La marque a énormément fait évoluer ses mousses et ses semelles intermédiaires ces dernières années pour améliorer aussi le confort et l’amorti, notamment avec des technologies comme l’Energy Foam, qui apporte davantage de souplesse et de dynamisme sans donner cette sensation parfois trop molle que l’on retrouve sur certains modèles maximalistes. On peut encore citer la technologie Matryx® sur certains modèles, un tissu technique développé en France à partir de fibres de Kevlar et de polyamide, conçu pour améliorer à la fois la légèreté, la respirabilité et la résistance à l’abrasion.

Et je pense que c’est précisément cet équilibre qui me fait revenir vers eux année après année : avoir une chaussure capable d’être précise et rassurante sur terrain technique, tout en restant suffisamment confortable pour encaisser de longues journées dehors sans y penser constamment.
Contagrip : une semelle pensée pour le vrai terrain
Et puis il y a la technologie ContaGRIP®, un travail sur l’adhérence, la gomme et la forme des crampons selon les terrains. Et sur un rocher humide ou dans une forêt grasse, ça change vraiment quelque chose. Certaines semelles privilégient l’accroche, d’autres la durabilité ou l’évacuation de la boue, un peu comme des pneus adaptés à différents terrains. Sur les portions techniques ou mouillées, cette accroche apporte surtout une sensation simple mais précieuse : la confiance.
Je pense que c’est aussi ce qui explique pourquoi beaucoup de trailers et de randonneurs restent fidèles à la marque malgré l’arrivée constante de nouvelles tendances dans le monde outdoor. Quand les conditions deviennent compliquées, on réalise vite que l’adhérence est probablement l’un des éléments les plus importants d’une chaussure. Et sur ce point, Salomon a clairement construit une grande partie de sa réputation.

Une marque qui a évolué sans perdre son ADN
Beaucoup de marques outdoor deviennent peu à peu des marques lifestyle, où l’esthétique finit parfois par prendre le dessus sur le terrain. Salomon a aussi explosé avec la tendance gorpcore (ça me fait toujours sourire de voir autant de jeunes en chaussures de trail ou vestes d’alpinisme au quotidien). Mais malgré cette popularité, j’ai le sentiment que la marque a conservé son ADN technique. Quand je regarde leurs produits récents, je vois encore des innovations pensées pour la pratique avant le style.
Ce qui est intéressant, c’est que malgré toutes ces évolutions technologiques, les chaussures gardent leur identité outdoor tout en devenant progressivement plus confortables et plus polyvalentes et ce au fil des générations. Personellement j’ai randonné pendant des années avec le même modèle (XA PRO 3D) qui me convenait, qui a évolué au fil des années et qui devenait chaque fois meilleur (on doit être à la version 9 en 2026). Je pense que c’est précisément cette capacité à évoluer sans complètement renier leur ADN qui explique pourquoi Salomon continue à autant séduire aujourd’hui, aussi bien chez les pratiquants expérimentés que chez les nouveaux venus dans l’outdoor.



Pourquoi je reviens toujours chez Salomon
J’ai essayé beaucoup d’autres marques au fil des années, on ne va pas se mentir, mais cela m’a permis d’avoir du recul et des points de comparaison. Certaines sont excellentes et peuvent parfaitement convenir à certains pratiquants. Mais je ne les ai pas toutes testées et je suis certain, comme je l’ai déjà dit, que je pourrais avoir un coup de coeur ailleurs. Mais « je suis team Salomon » parce que j’y retrouve quelque chose de très difficile à expliquer : une forme de confiance instinctive.
Quand on passe beaucoup de temps dehors, on finit par comprendre que le bon matériel n’est pas celui qui attire l’attention. Au contraire. Le meilleur équipement est pour moi celui qu’on oublie complètement pendant l’effort. Il doit simplement faire son travail, rester fiable quand les conditions deviennent compliquées et permettre de se concentrer sur le terrain, le paysage, la météo ou le plaisir de marcher plutôt que sur ses pieds.
Je ne cherche pas une chaussure “fun” ou stylée, et même si je reçois la plupart de mes chaussures pour les tester, je me fouts complètement de la couleur car je ne cherche pas la chaussure la plus tendance du moment. Je cherche surtout une chaussure capable d’enchaîner les heures de marche sans créer cette fatigue mentale permanente où l’on ajuste son pied, où l’on réfléchit à ses appuis ou où l’on commence à anticiper les douleurs qui arrivent. Et c’est souvent là que Salomon me convainc.

Cela ne veut pas dire que tout est parfait…
Tu vas dire que je ne fais que des louanges à la marque, c’est vrai, mais je les pense. Mais je vais continuer d’être honnête aussi, et j’ai parfois constaté une usure relativement rapide sur certains modèles. Certaines chaussures m’ont aussi semblé plus fragiles sur certains points de finition ou de durabilité. C’est d’ailleurs une critique qui revient parfois chez des pratiquants réguliers. J’ai eu un jour l’opportunité d’en parler avec un responsable développement de la marque. Constat agréable mais pas surprennant : ils sont très soucieux d’améliorer les produits et tiennent vraiment compte des critiques.
Malgré ces défauts, je continue souvent à revenir vers eux parce que l’équilibre global entre précision, accroche, confort et sensations sur le terrain reste, à mes yeux, particulièrement réussi. Parce qu’au-delà des technologies et du marketing, il reste cette sensation assez simple mais essentielle : celle d’avoir une chaussure fiable. Et quand on marche longtemps ou souvent (ou les deux), cette confiance-là finit probablement par devenir la qualité la plus importante de toutes.
Une marque qui fait évoluer
ses pratiques environnementales
Oui, il faut aussi parler de cet aspect-là. Parce qu’aujourd’hui, il devient difficile de parler d’équipement outdoor sans évoquer la question environnementale. Et ce serait hypocrite de faire comme si le sujet n’existait pas. On le sait : l’industrie outdoor reste extrêmement polluante. Une chaussure technique contient énormément de matériaux différents et le recyclage reste complexe. Même les initiatives les plus ambitieuses ont leurs limites. Et c’est justement pour cela que je trouve intéressant de voir certaines marques comme Salomon essayer malgré tout de faire évoluer les choses au lieu de simplement faire du greenwashing avec deux slogans et trois feuilles vertes sur une boîte.
Depuis plusieurs années, Salomon travaille en effet sur différents projets liés à l’économie circulaire, à la réduction de l’empreinte carbone et à la conception de produits plus durables. L’exemple le plus connu reste probablement la gamme INDEX. Des chaussures conçues pour être plus facilement recyclables. Selon Salomon, la INDEX.01 permettait déjà de réduire l’empreinte carbone d’environ 44 % par rapport à une chaussure de running plus classique. Il en va de même avec le modèle VISION et d’autres qui arrivent…
La marque travaille également sur plusieurs axes comme la réduction de certains composés chimiques, des chaussures plus facilement démontables ainsi que certaines productions relocalisées plus proches de l’Europe.
Plus d’infos sur l’innovation et l’environement chez Salomon ici
Alors évidemment, cela ne rend pas l’industrie soudainement « propre ». Il faut rester lucide : le produit outdoor le plus écologique restera toujours celui qu’on garde longtemps et qu’on remplace moins souvent. C’est d’ailleurs aussi pour cela que Salomon essaie de concevoir des produits réparables en collaboration avec l’entreprise de réparation Green Wolf. Mais je trouve intéressant que Salomon fasse partie des marques qui investissent réellement dans ces questions-là. Pas de manière parfaite, pas sans contradictions, mais au moins avec une direction claire et des projets concrets.
Une collaboration qui dure depuis… longtemps !
Cet article est aussi une manière de célébrer une des collaborations les plus longues depuis la création du blog. Et je pense qu’il est important de préciser une chose : cet article n’a pas été demandé par la marque. Il n’y a pas eu de brief, pas de demande particulière ni de validation derrière ces lignes. J’avais simplement envie d’écrire un article, presque instinctivement, après toutes ces années passées à marcher avec leurs chaussures un peu partout dans le monde et après avoir fait le constat simple : je ne randonne qu’avec Salomon depuis des lustres !



C’est aussi une façon de remercier la confiance accordée depuis longtemps et de célébrer une collaboration qui s’est construite naturellement avec le temps. À l’époque où nous avons commencé à travailler ensemble via l’agence Mindshake PR (aujourd’hui HigherAgency) il y a 10 ans, Salomon était déjà une référence solide dans le monde outdoor. Mais la marque n’avait pas encore cet « aura » qu’elle possède aujourd’hui, entre le trail, la course à pied la randonnée et même désormais l’univers lifestyle. Et si elle a pris une telle ampleur, je ne pense pas que ce soit un hasard. On peut faire toutes les campagnes marketing du monde, multiplier les collaborations, les « ambassadeurs », les publications sur les réseaux sociaux ou surfer sur les tendances du moment… mais après plusieurs heures dehors, dans la boue, la neige, sous la pluie ou sur des terrains compliqués, le produit finit toujours par parler de lui-même, que ce soit chez Salomon ou chez d’autres marques.
Et les chaussures, elles,
en randonnée ou en course à pied,
finissent toujours par dire la vérité !

Merci à Salomon et à HigherAgency pour la confiance depuis ces années.

























Aller va … on va sourire.
Au début on y croit … un peu mais c’est clair que c’est un article marketing pur et dur !!!
Un beau placement produit qui mets en avant les techno.
Et si je le prenais et qu’à la place je mettais « lasportiva »? Ah ben ça alors ça marche aussi … et pour le coup sur un point (après j’ai arête de lire) leurs chaussures sont bien plus précises que celles de Salomon (ah mais quelle valeur à ce commentaire? Aucune car cela dépend tellement de ton pied).
Merci pour ton commentaire désolé je n’ai jamais testé La Sportiva, mais je ne doute pas qu’ils font de très bonnes chaussures.
Je trouve que c’est important de parler de techno en effet mais loin de moi l’idée de faire du placement de produit.
Tu aurais peut-être dû lire jusqu’au bout car justement j’ai voulu écrire un article qui vient du cœur et non un truc promotionnel mais c’est vrai que ça peut paraître le contraire. Je devrais peut-être insister davantage là-dessus.
Au plaisir
Tu as raison pour le pied, j’ai oublié de le mentionner, merci j’ai corrigé 😉