Souvent on me dit en voyant les photos de mes voyages sur les réseaux sociaux : « ça avait l’air magnifique mais tu es parti seul ? ». Et chaque fois c’est avec le même visage souriant que je réponds oui. Et souvent (pas toujours) je me délecte du désarroi dans le regard de mon interlocuteur/trice. Oui j’aime voyager seul. Et j’ai plein de bonnes raisons de le faire que je vais tenter de t’expliquer ici. Et qui sait peut-être oseras tu ensuite te lancer et partir en escapade avec la meilleure personne qu’il soit : toi-même. Bonne lecture !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’avais envie de t’expliquer quelques petites choses sur moi. Tu dois savoir que je traverse une période de ma vie pendant laquelle j’apprécie en effet voyager seul. L’idée de cet article est simplement de rassurer celles et ceux qui seraient tenté(s) de faire l’expérience du voyage solo mais qui n’osent pas. Je n’ai cependant pas toujours voyagé seul ! J’ai en effet souvent été accompagné par des ami(e)s, mon cousin (coucou Frans) ou par mon ancienne compagne (coucou Flo).

Mais dans la vie, les choses évoluent et chacun suit son chemin comme il le souhaite. C’est inévitable et absolument normal. Et même si comme tu vas pouvoir le constater le fait de voyager seul ne me fait pas peur, j’espère cependant que je pourrai encore partager ce genre de moment avec ces personnes ou avec d’autres car comme l’a noté une fois un quelqu’un que j’aime citer sur ce site, je reste persuadé que le véritable bonheur n’est présent que lorsqu’il est partagé avec une personne qu’on apprécie.

« Happiness is only real when shared »

Christopher McCandless « Alexander Super tramp »

1. Être libre

Voyager est synonyme de détente et de plaisir. C’est comme cela que je l’entends et quand je suis seul, je fais absolument ce que je veux en totale liberté et sans aucune frustration. Tu me diras « qu’on peut également faire ce qu’on veut à plusieurs »… Tu mens, hypocrite. Etre seul(e) c’est ne penser qu’à soi, ou presque. S’écouter, avoir une envie et la combler sans se soucier des autres, sans négociation. Et je t’assure, c’est jouissif. Tu es seul(e) maître(sse) de ton aventure, elle ne peut donc qu’être que PARFAITE !

2. S’ouvrir aux autres

Comme je te le disais plus haut, voyager seul n’est pas synonyme de plonger dans la solitude, que du contraire. Fais le test, assoie toi à une table un moment et bois un truc. Tu constateras qu’automatiquement (sauf si tu ne sais pas lacher ton téléphone), ton attention et on regards se portera sur ce qui t’entoure. Sur les autres. Tu vas commencer à observer et tu vas d’office t’ouvrir. Je ne te parle pas de t’offrir au/à la premier venu(e), je te parle de sociabilité. Et crois moi, le fait d’être seul(e) quelque part attire la curiosité. Ne sois pas surpris(e) qu’on t’accoste, généralement avec beaucoup de bienveillance. Par expérience, je peux t’assurer qu’en voyage on rencontre des gens fantastiques, certains deviennent parfois des ami(e)s. Les auberges de jeunesse, même quand on a passé la trentaine, c’est vraiment le genre d’endroit idéal pour rencontrer des gens. Dormir chez l’habitant sera également une expérience riche en solo car tous nos échanges se concentrent davantage vers les hôtes et non avec la personne qui t’accompagne.

La peur de se sentir seul(e) est souvent l’une des raisons principales
au fait que les gens n’osent pas partir en voyage en mode solo.

Voyager seul(e) ne veut pourtant pas dire être dans la solitude, que du contraire…

3. Se recentrer

Voyager seul(e) te donne aussi une rare opportunité de faire le point sur ta vie et de réfléchir à ce que tu souhaites que ton avenir te réserve. Ce genre d’introspection fait un bien fou et le voyage sera encore plus bénéfique. Le fait d’être immergé dans une autre culture, avec – parfois – un regard différent sur le quotidien peut amener à revoir sa façon d’être ou de vivre habituellement. C’est en définitif l’occasion de s’inspirer de ces découvertes culturelles et des rencontres pour corriger certains points de ta vie…

4. Apprendre à se connaitre

Le fait d’être seul te permet de savoir ce que tu aimes et de préparer ton voyage sans compromis, le tout en sachant de quoi tu es capable. Parfois je me plante et je me dis « pourquoi j’ai été voir cet endroit ? c’est nase ». Parfois je suis émerveillé et je me dis que j’ai bien fait d’aller jusque là. Cela permet d’optimiser le voyage suivant et de mettre toutes les chances de mon côté pour vivre une expérience unique. On booste sa créativité et on cherche LE truc qui nous convient, et ça c’est cool. Cela me permet de connaitre mes limites également, et ma tolérance face à certaines situations et à certaines personnes. Je sais maintenant quand je dois quitter un lieu ou un groupe de gens et je le fais sans réfléchir. Avant, je pensais que faire cela allait m’attirer des soucis, mais c’est juste le contraire.

Il voyage plus vite
celui qui voyage seul.

Rudyard Kipling

5. Sortir de sa zone de confort

Il est évident que parfois, tout n’est pas rose en voyage solo. Le moindre soucis se gère seul(e) et on est souvent livré à soi-même. Il est impossible de rester passif face à l’adversité. C’est alors l’occasion d’affronter ses faiblesses, de repousser ses limites et se dépasser afin de relever des défis qu’habituellement on gère à plusieurs. Et je peux t’assurer qu’avant, j’avais du mal avec cela : je me sentais en réalité vite dépassé et la personne qui m’accompagnait subissait malheureusement souvent mon mal-être. Mais c’est à force de résoudre de plus en plus de problèmes par moi-même que je suis devenu meilleure à trouver des solutions. En d’autres mots, c’est à force de voyager seul que j’ai gagné en indépendance, en confiance en moi et en autonomie !

6. Prendre confiance en soi

Comme je te le disais, j’ai gagné en autonomie et en confiance en moi à force de voyager seul. Après un voyage en solo, tu reviens grandi(e), fier(e) de toi et souvent gonflé(e) à bloc car tu te rends compte que tu n’as besoin de personne pour être heureux(se) et de découvrir des choses magnifiques. C’est ultra gratifiant, je t’assure ! On finit par assumer ses choix, ses convictions et se détacher de l’avis des autres. Et comme dirait maman : « Tant que tu es heureux… ».

7. Vivre l’instant présent

Combien de fois je me suis dit en voyage solo : « Oh merde c’est beau ici. » Je me suis en effet souvent étonné de la beauté et du charme d’un quartier, d’une maison ou même d’un groupe de gens. Ces petits détails qui font que ce voyage prend tout son sens et que tu de dis que tu as bien fait de venir jusqu’ici. Ces choses, je ne les aurait probablement pas vues si j’avais voyagé avec quelqu’un. Ou alors j’aurais eu beaucoup de chance et je l’aurais partagé. Et puis on se dit que l’instant est beau, qu’il fait du bien et on inspire profondément en se disant qu’on a beaucoup de chance de pouvoir voyager et de vivre cela. Avec un peu de chance, on arrive à se libérer d’un rythme effréné (qu’on a malheureusement tendance à amener en vacances) et on réussit à savourer chaque instant. On fait le plein de souvenirs dans sa tête et chose plus intense mais qui n’est pas facilement atteignable : on réussit parfois à apprendre la vertu de la patience.

8. Voyager moins cher

Le fait d’être seul(e) te permet aussi de réserver quand tu veux et souvent plus rapidement et à la période la moins chère, tant au niveau des moyens de transport que des hébergements. Une fois sur place, il est même parfois possible de profiter de certaines réductions de visites, voire pourquoi pas, de négocier des prix ! Ce n’est pas forcément courant en Europe mais cela marche parfois ! Pour les plus audacieux(ses), il suffit aussi parfois de quelques mots dans la langue locale et un sourire sincère pour t’amener à être invité(e) chez l’habitant. Je l’ai déjà fait en Espagne et au Maroc et je ne l’ai pas regretté. Sois cependant prudent(e) et fonctionne au feeling : le moindre signe ou sensation bizarre doit être un STOP direct.

9. Retrouver son confort

Le contraste entre le voyage et le retour à la maison est parfois saisissant. On revient parfois d’un confort minimal (voyage sac au dos, en bivouac, en trek, ou en auberge) à son nid douillet, celui qu’on loue ou qu’on s’est confectionné et qui fini souvent par nous manquer. Et parfois, on se rend compte qu’on a de la chance d’avoir un toit, de l’eau chaude, un frigo plus ou moins rempli. Un regard sur l’essentiel et une prise de conscience se font et on finit forcément par voir la vie autrement !

10. Retrouver ses proches

Voyager seul, c’est aussi rentrer chez soi mais surtout auprès de ses proches. On se rend compte, surtout sur des plus longues distances ou durées de voyage, que notre entourage nous manque. C’est inévitable, je te promets. Qu’ils soient proches ou moins proches, ami(e)s ou simple voisin, on se rend compte qu’un manque finit par s’installer et on retrouve d’autant plus de plaisir à revoir certaines personnes en particulier, sans qu’ils ne s’en rendent compte. Et ça c’est beau. On réalise qu’on a un bel entourage et encore une fois, c’est ultra agréable comme sensation.

Si cet article t’as plu et/ou t’as convaincu de voyager seul(e),
n’hésite pas à le partager.
Ce petit geste m’est d’une grande aide
pour continuer à proposer du contenu gratuit sur ce blog !

Article précédentUn week-end à Malines
Article suivantMon roadtrip en Islande avec Les Nordic Nomads
Maxime
Je suis Maxime, l'âme vagabonde derrière les récits de « Trekking et Voyage », une oasis pour les amoureux de randonnée, les assoiffés de voyages plus ou moins lointains et les fervents adeptes du plein air. J'ai toujours été passionné des immensités sauvages, des murmures de la nature et des aventures qui transforment l'âme. Tout en étant un épicurien qui savoure la vie à pleines dents, je te partage ici mes récits et mes coups de cœur. L'idée d'être une source d'inspiration et de partage d'expériences me plait, surtout quand les mots sont choisis pour leur vérité et leur utilité. Bonne lecture ! "Happiness is only real when shared" (Christopher J. McCandless dit « Alexander Supertramp »)  

1 COMMENTAIRE

  1. Je voyage solo depuis des années. J’ai désormais 69 ans . Toujours pareil en backpackers….. maintenant je loue une voiture car là où je vais. Îles écossaises surtout. Bref les transports publics sont source se gros stress
    J’en ai fait l’expérience sur UIST
    …omg!
    Conduire fatigue aussi mais on est chef à bord.
    Je me donne encore 10 ans d’aventures solo
    C génial à tous bien de vues
    Bien ton analyse .
    Merci
    Theolen35@gmail.com

TU ME LAISSES UN PETIT COMMENTAIRE ?

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.