Cet été, j’ai eu la chance de découvrir l’Albanie lors d’un superbe roadtrip avec Albania Nomads. Entre montagnes sauvages, plages encore préservées et petits villages authentiques, ce voyage m’a offert un condensé d’aventures et de rencontres marquantes. Dans cet article, je te raconte cette expérience unique… mais attention : les prochaines lignes risquent fort de te donner envie de boucler ton sac et de filer explorer l’Albanie !

Le concept Travelbase Nomads

Albania Nomads, c’est un concept signé Travelbase, une agence belge avec laquelle je collabore depuis près de dix ans. L’idée est simple : partir une semaine à la découverte de l’Albanie en toute liberté, mais sans le stress de devoir tout organiser soi-même.

Dès le début de l’aventure, on reçoit un véhicule SUV assez robuste équipé d’une tente de toit et de tout le matériel nécessaire pour camper confortablement dans des spots prévus à cet effet. EN résumé, un véhicule parfaitement taillé pour ce genre d’aventure. Un carnet de route détaillé et une application interactive viennent compléter l’expérience : on y retrouve l’itinéraire, des conseils pratiques, les lieux de campings, des points de vue à ne pas manquer, mais aussi des suggestions de sites historiques, de musées ou encore de restaurants testés et approuvés par l’organisation.

Pour être honnête, j’adore ce genre de formule. Elle offre un vrai sentiment d’aventure tout en gardant une certaine sérénité : plus besoin de passer des heures à planifier chaque détail, on se laisse guider et on profite pleinement du voyage. Moi qui manque parfois de temps (et d’énergie !) pour préparer mes escapades, c’est exactement le type de voyage qui me correspond.

Concrètement, dès ton arrivée à l’aéroport à Tirana, tout est pensé pour que l’aventure démarre sans stress. L’organisation te contacte directement via un groupe WhatsApp dédié, puis un responsable vient t’accueillir et t’amène jusqu’à ta voiture. Après un rapide tour du véhicule, quelques vérifications, un petit briefing et la remise du carnet de route, tu es déjà prêt à prendre la route vers la première étape de l’itinéraire.

Simple, rapide, efficace… exactement ce que j’apprécie dans ce genre de voyage.

Pour manger, rien de compliqué : tu as deux options. Soit tu utilises le matériel de camping mis à disposition dans le véhicule et tu prépares un repas avec les produits achetés dans les petites supérettes ou les marchés rencontrés sur la route, soit tu profites d’un des nombreux restaurants recommandés dans le carnet de route. Pour ma part, j’ai souvent opté pour la deuxième solution.

Mais une fois, au dernier camping, l’endroit se prêtait tellement bien à un petit repas maison qu’on s’est laissé tenter : pain toasté, omelette gourmande et un verre de vin produit directement au camping… un vrai bonheur simple.

Cela dit, il ne faut surtout pas hésiter à pousser la porte d’un restaurant. On mange très bien en Albanie et pour des prix très raisonnables. En montagne, les grillades sont reines, tandis que plus on se rapproche de la mer, plus les spécialités de poissons prennent le relais. Le tout avec une touche méditerranéenne qui rappelle la Grèce : feta, tzatziki, salades grecques… bref, tout ce que j’aime.

Pour camper, même simplicité et une sensation unique : la liberté. La liberté de suivre les spots proposés par l’organisation (souvent des campings privés sélectionnés pour leur cadre ou leur praticité) ou bien de t’installer en pleine nature, puisque le bivouac est autorisé en Albanie.

Dans certains camping, même pas besoin de se présenter, les propriétaires savent qu’on fait partie du programme. Tout est déjà pré-réservé par l’organisation. Dès qu’ils voient arriver le véhicule avec le logo Albania Nomads, ils nous accueillent avec un grand sourire et nous invitent à nous installer où on veut.

Pour ma part, j’ai choisi de tester chaque camping, et certains valaient vraiment le détour : perdus au milieu de nulle part, dans des paysages somptueux, calmes, ils offraient une atmosphère unique. Le petit plus ? Pouvoir profiter d’une bonne douche après une journée sur la route, et parfois même déguster un repas sur place, à des prix imbattables. Bref… le bonheur.

Mon hôtel avec un nombre d’étoiles impossible à imaginer…

Et puis, rien ne t’empêche de piquer une tête dans les rivières et lacs croisés en chemin : les eaux y sont d’une clarté cristalline. J’ai eu la chance de m’y baigner, tout comme de profiter des plages et des douches après une journée bien remplie. Et ce n’est pas tout… lors d’une étape, on peut même se détendre dans des sources chaudes naturelles…

L’itinéraire

L’idée ici n’est pas de tout te dévoiler, mais plutôt de te donner un avant-goût de l’itinéraire que j’ai suivi. Et franchement, j’en ai pris plein les yeux. Le parcours était varié, parfaitement pensé, et m’a permis, avec mon pote Mathieu de découvrir l’Albanie sous toutes ses facettes : ses montagnes, ses plaines, sa côte magnifique… mais aussi des lieux chargés d’histoire, où l’on plonge dans le patrimoine et la culture du pays.

Suivre l’itinéraire est un vrai jeu d’enfant grâce à l’application fournie : préinstallée sur le smartphone, elle redirige directement vers un itinéraire Google Maps jour après jour. Résultat : impossible de se tromper, c’est ultra précis et hyper pratique.

Pense à installer une eSIM avant de partir si tu veux éviter de gonfler ta facture téléphonique, car l’Albanie n’est pas incluse dans les forfaits roaming classiques. Sinon, comme moi, tu peux acheter une carte SIM locale dès ton arrivée à l’aéroport : pour une trentaine d’euros, tu as droit à un débit illimité… et tu voyages l’esprit tranquille.

Bien sûr, il faut savoir aussi que certains endroits étaient plus touristiques que d’autres, c’est inévitable. L’Albanie devient une destination de plus en plus prisée, et cela se ressent surtout dans la région côtière. Par endroits, j’ai retrouvé des plages très fréquentées, bruyantes, remplies de transats et de parasols payants. Mais malgré cela, nous avons réussi comme tu peux le voir à dénicher de vrais petits coins encore préservés aux eaux cristallines.

Du côté des montagnes, c’est un tout autre visage de l’Albanie qui se dévoile. Les paysages n’ont rien à envier aux Alpes, et parfois même, j’avais l’impression d’arpenter les Dolomites ! C’est brut, minéral, sauvage, et très surprennant quand on ne s’y attend pas ! On roule parfois 1h sans croiser personne et sans traverser aucun village… C’est une belle sensation.

J’ai autant été impressionné par ces sommets qui découpent l’horizon que par les immenses plaines qui s’étendent à perte de vue. Le pays étonne vraiment par sa diversité !

La découverte de la rivière Vjosa a été aussi pour moi l’un des grands moments de ce voyage. Considérée comme la dernière grande rivière sauvage d’Europe, elle s’écoule librement sur plus de 270 km, depuis la Grèce jusqu’à l’Adriatique, sans barrage ni canalisation. Classée en 2023 comme premier parc national de rivière sauvage en Europe, elle abrite un écosystème unique et offre des paysages d’une beauté brute.

Se tenir face à ce fleuve, c’est voir sans un certain respect qu’après des années de lutte contre les projets de barrages, ce joyau a pu être préservé. Pour moi, la Vjosa n’est pas seulement une rivière : elle incarne un symbole d’espoir et un rappel puissant que protéger la nature, c’est lui donner une chance de continuer à nous émerveiller.

Mais tout n’était pas toujours idyllique… En toute transparence, j’ai aussi été souvent déçu, voire en colère, face aux nombreux déchets observés pendant notre voyage. Des sacs plastiques remplis en bord de route ou dans les buissons, de nombreuses poubelles éventrées sur les plages, des décharges à ciel ouvert dans des endroits improbables… Difficile de comprendre comment on peut abîmer un pays en le traitant ainsi. Cette contradiction m’a parfois tiraillé, entre émerveillement devant la beauté des paysages et cette frustration devant ce manque de respect pour la nature. C’est vraiment particulier comme sentiment.

L’Albanie est une terre splendide, façonnée par des paysages d’une diversité incroyable et portée par la chaleur de ses habitants. Mais ce contraste entre beauté brute et pollution omniprésente m’a profondément questionné. Il m’a rappelé que voyager, ce n’est pas seulement contempler, mais aussi confronter ses idéaux à une réalité parfois plus dure. C’est accepter les contradictions d’un pays, tout en respectant son rythme et son cheminement.

Cela dit, l’image d’un pays sale serait vraiment trop réductrice. On sent aussi une volonté croissante, avec l’essor du tourisme, de mieux gérer cette question : plusieurs associations locales et ONG ont vu le jour et les jeunes générations sont très sensibles à la préservation de leur patrimoine naturel. Elles organisent des nettoyages de plages et de rivières, sensibilisent les jeunes dans les écoles, créent des programmes de conservation de la faune et militent auprès des autorités pour une meilleure protection de l’environnement. Leur travail contribue peu à peu à faire évoluer les mentalités et à préserver la richesse naturelle du pays. Parmi elles, on retrouve River Cleanup, Milieukontakt Albania, PPNEA (Protection and Preservation of Natural Environment in Albania), EcoAlbania, Institute for Environmental Policy (IEP), Initiatives Océanes ou encore Green-AL / ENGONA.

Et puis, il faut que je te parle des Albanais… Leur accueil m’a aussi marqué, justement parce qu’il n’est pas toujours immédiat. Au premier abord, il y a parfois une retenue, comme une distance. C’est un peu déstabilisant quand on est habitué à des accueils plus spontanés, mais avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas de la froideur. C’est plutôt une forme de prudence, une manière de sonder qui tu es, avant de s’ouvrir pleinement.

Et une fois cette étape franchie, tout change : les sourires apparaissent, les gestes deviennent généreux, et l’envie de partager est réelle. On sent une fierté discrète mais profonde, celle de vouloir montrer le meilleur de leur pays sans pour autant tomber dans l’excès. C’est un accueil qui se mérite, qui demande un peu de patience et de sincérité de la part du voyageur. Et c’est précisément ce qui le rend si fort : quand on gagne cette confiance, le lien est authentique et il laisse une trace… C’est exactement ce que j’adore ressentir quand je voyage : cette fierté simple et authentique, offerte comme un cadeau, comme je le fais avec mes lecteurs pour mon pays qu’est la Belgique !

Aimer la patrie
comme l’aigle son nid.

Proverbe Albanais

On pousse parfois la porte d’un petit restaurant qui ne paye pas de mine, avec un accueil un peu hésitant au départ… et puis une fois installé, c’est un véritable festival de plats chaleureux et de saveurs qui arrive à table. Ce qui m’a marqué surtout, c’est cette fierté dans le regard : celui de la cuisinière, appelée spécialement car nous venions d’arriver, et celui de son mari, heureux de voir à quel point nous avions apprécié son repas. Des instants simples, mais tellement vrais.

Sans tout te dévoiler, je ne peux pas passer sous silence les nombreux villages traversés au fil de la route. Accrochés à flanc de montagne, ils offraient à chaque virage des paysages dignes d’une carte postale. C’est beau, coloré, dépaysant et on en redemande !

L’itinéraire nous menait parfois aussi vers des lieux chargés d’histoire, parfois dans des endroits paisibles où il faisait bon s’arrêter une heure, juste pour se poser, observer, et s’imprégner du rythme de la vie albanaise…

Je pense notamment au village de Lin, posé au bord du lac Ohrid, où le temps semble s’être arrêté. Ses ruelles étroites, ses maisons traditionnelles et la quiétude des rives donnent l’impression de marcher dans une parenthèse hors du monde. Ici, tout semble figé dans une simplicité apaisante : des pêcheurs qui réparent leurs filets, des enfants qui jouent au bord de l’eau, et ce lac immense qui reflète la lumière comme un miroir intemporel. On n’a fait qu’y passer mais on a apprécié !

Certains jours, le roadbook propose même de réaliser une ou l’autre randonnée. Avec Mathieu, on ne s’est évidemment pas privés, et on n’a pas regretté une seconde. Quitter le véhicule pour s’élancer sur les sentiers fait un bien fou et permet de vivre l’expérience encore plus intensément.

L’Albanie regorge de chemins de randonnée,
chacun dévoilant son lot de paysages,
de rencontres et de petites découvertes inattendues…

L’organisation propose aussi des activités optionnelles pour agrémenter le voyage : un cours de cuisine authentique au cœur de la montagne (10 €), une descente en rafting sur la rivière Vjosa (39 €), ou encore un vol en parapente (100 €). C’est cette dernière expérience que j’ai choisie, poussé par l’envie de découvrir l’Albanie avec une vue spectaculaire sur la mer Adriatique et les montagnes environnantes.… et je n’ai pas été déçu !

a person parachuting in the sky

Combien ça coûte ?

Le prix de base de ce voyage est de 710  € par personne.
Sur base de 2 personnes par voiture.

Ce prix comprend :

  • Un 4X4 entièrement équipé avec tente de toit.
  • 7 nuits dans des campings uniques.
  • Un carnet de route détaillé avec l’itinéraire complet.
  • Accès à une application exclusive et une carte interactive.
  • Matériel de couchage : un matelas double, sacs de couchage et oreillers.
  • Matériel de camping : une table de camping, des tabourets et une petite glacière.
  • Matériel de cuisine : une poêle, une casserole, une gazinière, des assiettes et des tasses.
  • Assistance avant et pendant votre voyage.

Tu peux aussi ajouter les options suivantes :

  • Couverture dégâts : 296 € par véhicule
  • Assurance voyage : 49 € par personne
  • Assurance annulation : 89 € par personne
  • Compensation des émissions de CO2 de votre voyage : 20 € par personne
  • Activités optionnelles (plus d’informations ci-dessous)
  • Ce qui n’est pas prévu :
    Le carburant (± 250 € pour l’ensemble du voyage).
  • Les repas.
  • L’accès à certains sites touristiques (optionnels).
  • Les tickets de parking.

L’avis de Mathieu

L’Albanie c’est pour moi un concentré de nuances, un pays contrasté. Rien à envier aux grandes destinations européennes au point de vue beauté naturelle, mais les mêmes déboires liés au tourisme de masse. Dans le centre du pays et les régions montagneuses, le spectacle est grandiose, l’accueil chaleureux, généreux. C’est un pays qui vaut la peine d’être visité, mais auquel je souhaite de tout faire pour ne pas céder aux sirènes de l’argent touristique facile et surtout d’adopter une politique écologique long terme.

Mon avis

De manière générale, j’ai vraiment apprécié ce voyage et j’en garde un excellent souvenir. L’Albanie était une terre inconnue pour moi, et honnêtement, je ne regrette absolument pas l’expérience. Ce qui m’a marqué, c’est avant tout comme je te l’ai déjà dit la diversité des paysages encore largement méconnus : chaque étape offrait une ambiance différente. Bien sûr, on sent que la côte devient de plus en plus touristique, mais cela contraste justement avec l’intérieur du pays, encore très préservé.

Au-delà des panoramas, j’ai aussi été touché par l’accueil chaleureux des Albanais, fiers de leur culture et toujours prêts à partager un morceau de leur quotidien. Mais comme je t’en ai parlé je ne peux pas passer sous silence l’aspect écologique, souvent décevant, mais je garde espoir que la situation évolue peu à peu.

Je recommande donc vivement ce voyage, aussi pour la qualité de l’organisation, de l’itinéraire proposé et la fluidité de cette semaine sur les routes d’Albanie. Tout est pensé : le tracé, le roadbook, les conseils pratiques, l’assistance via l’application et même le groupe WhatsApp. Bref, tout roule du début à la fin. Pour moi, c’est un sans faute signé Travelbase, et si l’expérience te tente, je ne peux que t’encourager à réserver rapidement… les places pour 2026 partiront vite !

Des questions ?

C’est tout à fait normal !
Un FAQ est disponible ici pour t’éclairer 🙂
Si tu as d’autres interrogations, n’hésite pas à contacter l’organisation par e-mail !


Cet article a été rédigé en collaboration avec Travelbase. Merci à eux pour leur confiance.
Cependant, comme toujours, mes propos restent libres et sincères.

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Maxime
Je suis Maxime, l'âme vagabonde derrière les récits de « Trekking et Voyage », une oasis pour les amoureux de randonnée, les assoiffés de voyages plus ou moins lointains et les fervents adeptes du plein air. J'ai toujours été passionné des immensités sauvages, des murmures de la nature et des aventures qui transforment l'âme. Tout en étant un épicurien qui savoure la vie à pleines dents, je te partage ici mes récits et mes coups de cœur. L'idée d'être une source d'inspiration et de partage d'expériences me plait, surtout quand les mots sont choisis pour leur vérité et leur utilité. Bonne lecture ! "Happiness is only real when shared" (Christopher J. McCandless dit « Alexander Supertramp »)  

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