Cela faisait un moment que je n’avais plus fait de via ferrata : la dernière fois était quand j’avais une douzaine d’année dans les Dolomites en Italie… 🙂

J’ai donc décidé de m’équiper en conséquence et de me rendre dans le Doubs, un département français de la région Franche-Comté situé dans le Massif du Jura. Celui-ci est un massif calcaire d’altitude moyenne qui présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien : monts, vaux, cluses, combes bordées de crêts. Son point culminant est le Mont d’Or qui culmine à 1 463 mètres d’altitude, ce qui en fait un massif montagneux modeste mais non dépourvu de charmes et qui offre de nombreuses possibilités d’activités outdoor.

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La via ferrata

« Via Ferrata » est un nom féminin, d’origine italienne vous l’aurez compris, dont la traduction littérale est « Chemin ferré ». Il s’agit d’un itinéraire sportif dans des parois rocheuses, sur lesquelles ont été fixées des équipements métalliques, permettant de faciliter la progression et d’assurer les pratiquants.

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L’équipement métallique peut être un simple câble (élément d’assurance) fixé à des broches, elles mêmes scellées dans la roche, lorsque la progression ne présente pas de difficultés particulières. Puis, quand le parcours devient plus athlétique, cette « ligne de vie » est complétée par des éléments de progression (rampes, échelons, poutres, échelles…) facilitant le cheminement.

La via ferrata est donc une progression dans un univers vertical et « gazeux » (aérien), réservé habituellement aux grimpeurs, ne nécessitant pas, grâce aux équipements métalliques la composant, un bagage technique important, mais demandant néanmoins une bonne condition physique et le strict respect des règles de sécurité.

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Cette pratique sportive, de plus en plus populaire, répond à un besoin d’aventures sécurisées dans un milieu naturel offrant des sensations fortes. Cependant, l’apparente simplicité de la progression en via ferrata est, paradoxalement, source de danger car elle fait oublier le respect des règles de sécurité, notamment pour les grimpeurs confirmés et les personnes non sujettes au vertige. Or, personne n’est à l’abri d’une erreur de manipulation, d’une glissade, d’une pierre qui tombe ou d’un malaise.

Prudence donc !

Pour plus d’infos relative aux techniques, à la sécurité, au matériel spécifique et aux différentes vias françaises, n’hésitez pas à vous rendre sur le très bon site www.laviaferrata.net 🙂


Jour 1 : Via ferrata « la Roche du Mont » à Ornans

Après 6 heures de route nous arrivons à Ornans, une commune culturelle, historique et touristique qui offre une large gamme d’activités en plein air grâce à la présence de la rivière et des falaises environnantes, permettant la pratique des sports en eaux vives, de la pêche, de la randonnée, de l’escalade et du cyclisme.

Ornans est magnifique…

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Après notre installation au camping « Le Chanet« , nous nous équipons et prenons la direction des falaises situées juste en face de celui-ci, de l’autre côté de la rivière, pour faire la première via de « la Roche du Mont ».

Principalement horizontale, celle-ci propose un parcours assez facile et accessible en première partie. Il y a beaucoup de barreaux et l’on est peu de fois sur les rochers.

Elle se trouve sous la roche appelé la beaume du mont. Un parking est présent au départ et c’est après environ 15 à 20 min de marche d’approche par un petit sentier au départ puis par des escaliers artisanaux que nous arrivons au début du parcours.

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Le départ commence par une échelle d’environ 10 barreaux puis par une toute petite montée de +- 2 m.

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On part ensuite à l’horizontal. Le première échappatoire se situe avant pont de singe. La traversé continue alors pour arriver à une planche puis un second pont de singe beaucoup plus long. Ce dernier pont se singe se situe juste avant l’arrivée. C’est l’arrivée qui est la plus difficile avec une petite montée verticale légèrement déversante.

Cette via est superbe au niveau du panorama !

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Extension 2005 : Il a été rajouté une traversée horizontale très déversante sous la via ferrata. Elle est classée Très Difficile (TD+) voir Extrêmement Difficile sur la fin optionnelle (ED). C’est une partie très physique, avec un très long surplomb sans échappatoire, ce qui à occasionné plusieurs secours avec hélicoptère…

Prudence donc avant de vous y engager, j’ai vraiment beaucoup forcé 🙂

Juste après ce passage difficile d’une quinzaine de mètres, on se retrouve sous un dernier passage très déversant où la fatigue et la précipitation ont eu raison de moi : j’ai lâché prise et cassé mon absorbeur de choc avec une « petite » chute directe de 1m50…

Une petite frayeur sans gravité et une bonne dose d’adrénaline… !

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La longe courte est obligatoire pour permettre de se reposer en cas de besoin… (réservée aux gros bras !..)


Jour 2 : Via ferrata « Les Baumes du Verneau » à Nans-Sous-Sainte-Anne + randonnée

Nous prenons la direction de Nans-sous-Sainte-Anne qui se situe à une vingtaine de km d’Ornans pour entamer notre deuxième journée « aventure ». Parking en face de l’église. Après avoir payé la redevance au gîte d’étape « Le Lison » où nous avons eu droit à un chaleureux accueil, nous prenons le chemin qui débute juste à côté du gîte.

Malheureusement je n’ai pas de photo de cette deuxième via, car mon appareil a eu quelques soucis… 🙁

1ère partie : Très courte, en fait une « mise en condition »: environ 10 m à l’horizontal, puis 2 ponts de singe pour revenir au sol via un arbre.

2ème partie : Attaque par un mur court, traversée vers la gauche le long de la cavité. Puis un petit ressaut vertical en haut du quel se situe une échappatoire. Puis traversée ascendante vers la droite (+ de vide) et longue traversée horizontale puis légèrement descendante à la fin. Cette 2ème partie se termine par un éperon, sans difficulté.

A la 2ème partie, un sentier tracé dans le bois, entrecoupé d’un petit ressaut facile : Le ressaut du chamois.

Une vire horizontale (vire du corbeau) permet d’atteindre la 3ème partie.

3ème partie : La grande montée. Une ligne continue de barreaux sur 30-40 mètres avec quelques passages très légèrement déversants, notre passage préféré, très aérien ! 🙂

Au sommet débute le sentier de descente vers le village. Bien tracé et équipé. Vers le bas, un petit ressaut à redescendre, et on arrive au pied du ressaut du Château :

Le Château : Facultatif, facile jusqu’à une traversée sur poutre, puis plus délicat, déversant, plus tire bras sur une quinzaine de mètres. Du sommet on rejoint le sentier de descente.

Peurs et tremblements: Extrêmement Difficile, cette partie est réservée aux ferratistes confirmés, en forme et reposés. Je ne l’ai pas faite, car je commençais à avoir faim et la fatigue se faisait ressentir… Cinq surplombs fatiguants et très impressionnants, des prises naturelles obligatoires, aucune échappatoire. Longe courte obligatoire. Ne suivez pas quelqu’un s’il n’est pas à même de vous redescendre en cas de problème (corde de 50 m et technique adaptée).

Du pied du Château, le sentier redescend vers le village ou permet de rejoindre le départ de la via.

L’environnement est très agréable, avec une très belle vue sur un village magnifique…


Randonnée dans la Vallée du Lison :

Après cette belle via de Nans-sous-Sainte-Anne nous avons décidé d’aller nous balader le long du Lison, dans sa magnifique vallée. Une randonnée de 2/3 h connue dans le coin. Elle permettra de découvrir les curiosités géologiques et karstiques que sont la source du Lison, le creux Billard, et la grotte Sarrazine. Son intérêt est qu’elle va dominer le creux Billard, et offre des possibilités de belvédères naturels non-aménagés depuis le plateau supérieur.


Autres infos & liens utiles :


 

Galerie photos :

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